| Une longue évolution |
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Au XVIIe siècle en France, Jean de Lafontaine publie Amours de Psyché et de Cupidon (1669) qu’il qualifie d’un « genre littéraire intermédiaire, un récit poétique ». Dans le même temps, les contes entrent dans les mœurs et notamment les contes de fées, très en vogue chez les adultes des milieux bourgeois. En 1697, Charles Perrault écrit les Contes de ma mère l’Oye, pour les enfants. Le siècle des lumières voit apparaître le « conte philosophique », genre narratif qui emprunte au conte pour transmettre des idées à portée philosophique sans risquer la censure. Abstraction, fiction, recours à l’imaginaire deviennent des éléments essentiels pour critiquer la société et le pouvoir (mœurs de vie mondaine ou rurale, pouvoir politique, arts, intolérance religieuse). Le recours à ce genre sous-entend de nombreuses simplifications : brièveté, densité de l’intrigue, économie de détails (description ou profondeur psychologique des personnages) sont de mise. Parallèlement, cette période la nouvelle se développer en Grande-Bretagne, avec l’engouement des Anglo-Saxons pour les contes orientaux et pour la littérature gothique et ses « ghost stories ». A la fin du XVIIIe siècle, la « Novelle » allemande s’impose genre littéraire, notamment grâce à E.T.A. Hoffmann et Heinrich von Kleist. A l’aube du XIXe siècle, la nouvelle a beaucoup évolué, se nourrissant des genres dans lesquels elle s’est développée, comme le gothique et plus généralement tout se qui touche au fantastique et au surnaturel. Le Britannique Sir Walter Scott (1771-1832) et l’Américain Washington Irving (1783-1859) ont, au tournant du siècle, une influence considérable. |