| Naissance du genre |
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Le terme "nouvelle" a fait son apparition au XIe siècle (cf. La différence entre le roman et la nouvelle). C'est donc logiquement à cette période que cette forme littéraire voit le jour même si certains écrits antérieurs à cette période relèvent du genre. Parmi eux, les récits de la mythologie scandinave, les récits bibliques comme Caïn et Abel, Le Fils prodigue ou encore Les Contes de Canterbury, écrits en vers par le Londonien Geoffrey Chaucer (1343-1400). Le Décaméron de Boccace marque la naissance officielle de la nouvelle. C’est un recueil de cent courts récits écrit entre 1349 et 1353 en langue italienne, et non en latin comme il était plus courant à l'époque. Ces nouvelles relatent les dix journées passées à la campagne par un groupe de dix jeunes gens fuyant l’épidémie de peste noire qui se propage à Florence. Elles forment une galerie de portraits qui en disent long sur les mœurs de l'époque. En 1558, Marguerite de Navarre s’essaie au genre avec l’Heptaméron, un recueil inachevé de 72 nouvelles qui se déroulent sur sept journées et mettent elles aussi en scène des protagonistes type de la société. En 1613, Cervantès publie ses douze Nouvelles exemplaires ; exemplaires car elles constituent le premier exemple castillan de ce type de littérature jusque-là d’inspiration italienne. Les nouvelles de Cervantès s’apparentent à celles que nous connaissons aujourd’hui et marquent le début de la popularisation du genre. |