[ La différence entre la nouvelle et le roman ]
La nouvelle et le roman sont deux « genres de composition littéraire » de fiction.
Fantastique, réalisme, noir, érotisme, science-fiction, gothique, policier… Il n’est pas de genre littéraire que la nouvelle et le roman n’aient exploité ou qui constitue le pré carré de l’un ou l’autre de ces deux « genres de composition ».
La novella : un entre-deux ?
Si l’on raisonne en terme de calibrage, la nouvelle se situe entre environ 500 et 15 000 mots tandis que le romans compte au minimum 60 000 mots et jusqu’à 200 000 mots dans la pratique contemporaine, mais cela peut-être plus. Les textes dont le calibrage se situe entre 15 000 et 60 000 mots sont appelés des « nouvelles longues » ou des « romans courts » selon que leur structure s’apparente plus à l’un ou l’autre des deux genres.
C’est entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle que la novella fait son apparition telle qu’elle existe aujourd’hui, les Allemands en sont les précurseurs. Le terme désigne une fiction de longueur allant jusqu’à 300 pages avec une histoire centrée sur un seul événement, conflit ou situation. La première novella est certainement Unterhaltungen deutscher Ausgewanderten, (Entretiens d’émigrés allemands, en 1795) de Goethe (1749-1832) – Goethe selon qui la novella doit s’attacher à décrire des « événements sans précédent ».
Une novella ne se définit donc pas uniquement en termes de calibrage, elle doit aussi répondre aux préceptes établis qui semblent plus la faire tendre vers la nouvelle longue que le roman court. Les novellas les plus connues et les plus représentatives sont Le Vieil Homme et la mer, d’Ernest Hemingway, La Métamorphose de Franz Kafka, Des souris et des hommes, de John Steinbeck ou encore La Ferme des animaux de George Orwell.