| Etymologie et traductions |
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Le mot « nouvelle » est intégré dans la langue française au XIe siècle pour désigner une information récente. Il faut attendre le XVe siècle pour qu’apparaisse l’acception du terme définissant le genre littéraire que nous connaissons aujourd’hui. Provenant de l’Italien « novella », signifiant « information », il désignait alors des racontars, des histoires de la vie quotidienne en ville ou à la campagne, dont le caractère drôle ou instructif leur valait d’être colportées. Le genre recouvert par ce terme a peu à peu évolué vers les récits de fiction. Le mot « roman » est quant à lui apparu au milieu du XIIe siècle, il fait allusion à la langue dans laquelle étaient rédigées ces pièces littéraires. Désignant tout d’abord des « récits en vers français (en roman), puis en prose, contant des aventures fabuleuses ou merveilleuses, les amours de héros imaginaires ou idéalisés », il désigne, depuis le XVIe siècle une « œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures ». (Le Petit Robert) La langue française a donc fini par employer le mot « nouvelle » pour désigner les récits de fiction courts et le mot « roman » pour évoquer les récits plus longs, ce qui n’est pas le cas de toutes les langues, même celles d’origine latine, romane. En effet, si les Italiens parlent de « racconto breve » ou « novella » pour désigner la nouvelle et de « romanzo » pour désigner les romans, les hispanophones quant à eux emploient le mot « novela » pour le roman et décrivent leurs nouvelles comme des histoires courtes (« relatos cortos »), ce qui est également le cas des anglophones avec « novel » (roman) et « short story » (nouvelle). |